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Cinéma : La passion du kayak du réalisateur Bruno Podalydès

Comme un avion est sorti au cinéma le 10 juin. Une délicieuse comédie où le kayak est un acteur à part entière…

« Bêtement, je ne pouvais pas déléguer le fait de pagayer. C’est trop personnel. C’est impressionnant ce qu’on raconte de soi en pagayant. » a confié Bruno Podalydès à nos confrères de La Croix, justifiant par là son choix d’interpréter le rôle principal et non de le confier à son frère Denis qui jouait dans ses précédents films. Car Bruno Podalydès est un kayakiste, on le sent tout de suite dans son film, il manie la pagaie avec dextérité et transmet dans ses images l’impression de liberté qu’on ressent en descendant les rivières… Son personnage, Michel, passionné d’aviation, se prend d’un coup de passion pour le kayak et entreprend de partir à l’aventure « jusqu’à la mer » si possible…

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« Le Matosss »

Il s’achète un matériel de randonnée impressionnant sur le site « La vieille Campeuse » (sic) et un Nautiraid pliant à ossature bois qui lui rappelle les fuselages des avions de l’Aéropostale. « J’ai découvert ces bateaux quand je faisais mon service militaire au service cinématographique de l’armée, nous a-t-il confié. J’avais filmé le commando Hubert qui utilisait ces kayaks pour faire de l’infiltration. Depuis j’en ai acquis trois que j’utilise pendant les vacances, surtout sur l’île d’Oléron. » La marque française ( www.nautiraid.com) bénéficie depuis d’un énorme coup de projecteur !

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Un film de kayakiste

Dès qu’on le voit en action dans le film, on sait que Bruno Podalydès est un pagayeur et un fin connaisseur de la pratique. Il convoque à la fois l’atmosphère baba cool de la randonnée nautique des années 70, l’atmosphère « canotage » du XIXe avec la guinguette et l’absinthe d’Agnès Jaoui qui le recueille… après seulement 4 kilomètres de descente. En kayakiste, il décrit une scène de conflit avec un pêcheur grognon (incarné par un Pierre Arditi hystérique), les campings malcommodes au bord de la rivière, les écoles de pagaie centrées sur la pratique sportive qui ne comprennent pas les « aventuriers »… Et enfin les béotiens qui ne cessent de parler de « canoë » alors qu’il s’agit d’un kayak ! Une comédie subtile et réjouissante qui ne donne qu’une envie : profiter aussi des beaux jours pour pagayer à la coule.

Texte : Guillaume Fatras

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