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Course en ligne : Maxime Beaumont en argent à Milan

L’équipe de France de course en ligne a bouclé ses championnats du monde à Milan ce dimanche avec une belle médaille d’argent remportée par Maxime Beaumont.
Le kayakiste de Boulogne sur Mer est enfin médaillé au niveau mondial, en K1. Lui qui a collectionné les 4ème place n’est donc pas maudit et au contraire il voit enfin ses efforts et son talent de sprinter récompensé. Deuxième de la finale du K1 200m derrière Mark De Jong (Canada) et devant Petter Menning (Suède), son premier sentiment était pourtant la déception. Vainqueur de deux manches de Coupe du monde cette année, le Français rêvé d’or, forcément, d’autant qu’il avait battu De Jong à ces occasions. « Il n’est pas champion du monde certes, relativise Vincent Olla le directeur de l’équipe de France, mais vice-champion du monde c’est déjà une grosse performance. Durant ces mondiaux, Maxime a confirmé son statut de leader de l’équipe, en gérant très bien la transition entre le K2 et le K1, c’est un grand pro dans sa démarche. Il a réalisé une super performance et il peut nourrir de belles ambitions pour la saison 2016. »
Ce dimanche Sarah Guyot a également apporté une satisfaction à l’équipe de France en décrochant un quota sur la finale du K1 200m en prenant la 7ème place. La championne d’Europe en titre de la distance espérait mieux, mais c’est la première fois qu’elle aborde ces mondiaux, qualificatifs pour les JO, en monoplace. « Elle passe un peu à côté de ses mondiaux, confirme Vincent Olla, mais elle prend ce quota important. Il vaut mieux qu’elle marque le pas à Milan, elle forge aussi son expérience. Être 7ème quand on n’est pas au top, c’est tout de même bien. »
Les filles du K4 repartent, quant à elles, avec des regrets car leur 8ème place en finale ne leur permet pas de décrocher le quota olympique. Elles devaient battre une autre nation européenne pour prendre ce ticket pour Rio. « C’est dommage pour les filles, car elles font de bons championnats du monde, elles ont été agressives, combattantes, elles sont allées repousser leurs limites. »
Des déçus il y en a beaucoup lors de ces mondiaux, car beaucoup de favoris sont passés à la trappe, à l’image du C2 champion du monde 2014 ou du K4 allemand sur 1000m. « Ces mondiaux génèrent une grosse tension, confirme Vincent Olla. La gestion émotionnelle de cet événement est importante. La séquence de repêchage de l’an prochain sera très dur. »

Côté tricolore, le bilan est positif. « Nous comptabilisons six finales cette année, contre quatre la saison dernière, analyse Vincent Olla et pour une médaille de bronze en 2014, on passe à une médaille d’argent. C’est un léger mieux, mais on en veut toujours plus. On repart avec 5 quotas athlètes, les deux K2 hommes (200m et 1000m) et les deux K1 200m (le quota de Maxime Beaumont est reversé car il était dans le K2). Nos leaders se sont qualifiés, sauf Cyrille Carré. Les bateaux qui font les quotas sont aux avants-postes depuis quelques saisons, quelques soient les conditions. » La grosse interrogation c’est l’absence de quota en canoë, une discipline qui va devoir passer par les rattrapages l’an prochain mais ce raté pointe du doigt le manque de densité au niveau tricolore. L’école de canoë de course en ligne, en France, perd chaque saison des athlètes, et il y a de moins en moins de clubs formateurs. Si Saint Laurent Blangy fournit largement les équipes de France, on peut s’inquiéter du manque de concurrence pour l’avenir du canoë, menacé par les instances internationales.
Seul satisfaction en canoë, la prestation de la junior Eugénie Dorange en C1 200m, qui a pris la 4ème place de la finale B pour ses premiers mondiaux seniors. « On a emmené Eugénie d’abord pour des raisons politiques, car le canoë était évalué au niveau international lors de ces mondiaux. Mais on est très heureux de ses courses car sportivement et humainement elle a croqué pleinement dans ses mondiaux. Dans la perspective de Tokyo c’est une très expérience et elle a su la saisir. »

Dans une quinzaine de jour, la fédération international de canoë communiquera aux fédérations nationales les quotas acquis après validation et redistribution en fonction des athlètes qui ont couru plusieurs courses et décrochés plusieurs quotas (comme Maxime Beaumont). Mais en attendant les deux K2 hommes, les C1 et Sarah Guyot vont partir courir le Test Event de Rio, du 4 au 6 septembre, sur le bassin des prochains Jeux olympiques. La semaine prochaine les athlètes et le staffs décolleront pour le Brésil avec comme objectif de prendre leurs marques par rapport au voyage, au décalage horaire et au site de course.

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