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Course en ligne : Cyrille Carré aux Jeux !

C’est officiel depuis mercredi après-midi, Cyrille Carré sera de l’aventure olympique à Rio dans moins d’un mois. Repêché grâce à la redistribution des quotas, l’Auxerrois vivra sa troisième olympiade à Rio.
Après avoir récupéré le quota sur K4 dame 500m et celui du C1 1000m, la Fédération Française de canoë kayak vient de se voir attribuer celui du K1 1000m. C’est Cyrille Carré qui sera aligné sur la distance, comme en 2012 à Londres. Retour avec lui sur cette annonce et ses ambitions à Rio.

Comment as-tu appris ta sélection ?
Cyrille Carré : « C’est Vincent Olla (le directeur de l’équipe de France, ndlr) qui m’a appelé mardi pour m’informer que le quota du K1 1000m était réattribué. J’étais en train de regarder les billets d’avion pour partir en vacances, mais j’ai vite changé mes plans. Puis le CNOSF a validé ma sélection mercredi, donc c’est officiel je serai à Rio pour les Jeux olympiques sur ma distance de prédilection.

Quelle est ta réaction suite à ce repêchage ?
C.C : « J’étais très surpris, je ne savais pas pourquoi Vincent Olla m’appelait. Depuis quelques jours j’hésitais à appeler le staff pour savoir s’il y avait des chances d’obtenir une redistribution de quota mais je ne l’ai pas fait. Je ne m’attendais à rien pour être honnête. C’est une très bonne surprise pour moi et pour tout ceux qui m’entourent au quotidien.

A moins de 30 jours de l’ouverture des Jeux olympiques est ce que ce n’est pas trop tard ?
C.C : « Non, car j’étais en train de préparer les championnats de France à Libourne. C’était très compliqué pour moi entre le Tournoi de Qualification Olympique de Duisburg et les championnats d’Europe de Moscou, moralement et physiquement. En Russie j’ai fait de bonnes courses, à mon niveau du moment. Depuis je me sens bien, je préparais Libourne mais je vais prolonger encore un peu plus l’aventure, je peux aller plus vite encore.

Où en es-tu dans ton entrainement ?
C.C : « Je viens juste de l’apprendre donc je n’ai pas encore revu ma préparation. Je vais aller aux championnats de France et ensuite j’ai quelques jours de battement avant le stage terminal au Temple sur Lot. Je vais peut-être rester dans le sud pour éviter de perdre de l’énergie dans les déplacements.

Comment as-tu vécu ton échec au TQO à Duisburg ?
C.C : « J’étais très déçu, mais cela m’a permis de prendre du recul. Ensuite j’avais moins de pression en vue des championnats d’Europe, et je me suis préparé avec moins de rigueur au quotidien, en m’écoutant un peu plus. J’ai repris le temps de naviguer avec plaisir. Mais c’était vraiment une épreuve difficile à digérer car j’ai vécu une grosse déception. Ensuite j’ai fait appel de ma non-sélection auprès du CNOSF, mais c’était aussi difficile comme démarche. Personnellement, vis à vis du staff de l’équipe de France et de mes coéquipiers c’était dur à faire. J’ai pris du recul et je suis revenu sur mes bases en m’entrainent davantage au feeling, comme pour me retrouver.

Tu es pompier professionnel, est ce que cette sélection tardive pose des problèmes en terme d’organisation pour toi ?
C.C : « Non, mon employeur, le SDIS 89 comprend bien l’enjeu de cette sélection pour moi. Il m’aide au quotidien depuis longtemps à allier ma pratique de haut-niveau et ma vie professionnelle, donc tout est fait pour que je parte à Rio dans les meilleures conditions. En août je devais travailler presque à 100% à cause des vacances mais le planning sera revu pour moi, c’est une chance.

Quel sera ton objectif à Rio pour tes troisièmes Jeux olympiques ?
C.C : « Je vais prendre cela par étape, d’abord les championnats de France, puis le stage terminal, l’arrivée aux Jeux puis enfin les courses. Je vise forcément la finale pour y faire la plus belle course possible, je veux prendre du plaisir à Rio et ensuite je verrai où cela me mène en terme de résultat. Je ne peux pas prétendre être champion olympique, mais je peux le faire. Je ne pars pas avec le statut de champion du monde ou de favori, je suis repêché. Mais je ferai le maximum, comme je l’ai toujours fait. Je vais me préparer sans me presser pour faire la meilleure course possible aux Jeux. »

Photo : archive – Jean-Yves Prigent

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