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Kayak-polo : Les Bleus aux Jeux Mondiaux

Les Jeux Mondiaux ont débuté le 20 juillet à Wroclaw, les équipes de France seniors de kayak-polo s’envolent ce mardi pour la Pologne.

Les Jeux Mondiaux regroupent tous les quatre ans, les disciplines non-inscrites au programme olympique pour 10 jours de compétition. Le kayak-polo est à nouveau au menu de cette 10ème édition, après Cali en 2013, les poloïstes tricolores vont donc en découdre sur les bassins polonais. CKM a rencontré Maxime Gohier le nouveau manager du kayak-polo tricolore pour faire le point sur cet objectif, sur les équipes de France et sur la place de la discipline au sein de la FFCK.

Maxime Gohier, on vous a connu joueur, capitaine, entraîneur, en début d’année vous êtes devenu manager du kayak-polo. Comment s’inscrit le kayak-polo dans la nouvelle organisation sportive de la FFCK ?

Maxime Gohier : « La discipline va bien dans son ensemble au niveau national, elle est dans une bonne dynamique. La nouvelle équipe dirigeante au sein de la FFCK est ouverte à la discipline, c’est de bon augure. J’ai effectivement été nommé manager du kayak-polo, cela recouvre les équipes de France mais aussi l’activité au niveau national. J’espère pouvoir mettre en place ma philosophie par rapport à la discipline : ce qui implique un format de préparation plus rigoureux, le développement d’outils pour favoriser la durabilité de la pratique, notamment chez les féminines mais aussi de développer la communication autour de la discipline. Tout cela dans un esprit collectif, sans me mettre en avant mais en privilégiant le système existant.

« Penser au jeu et pas à l’enjeu »

Les Jeux Mondiaux débutent ce vendredi pour les équipes de France seniors, filles et garçons. Quels objectifs avez-vous fixé à ces deux équipes ?

M.G : « On ne doit pas se cacher, l’objectif c’est de remporter les deux titres. On a le potentiel pour mais ce ne sera pas simple. On doit être cohérent, pour y arriver il faudra faire la meilleure compétition possible. On doit se méfier des Allemands chez les filles comme chez les garçons. Les premiers matches seront importants pour bien entrer dans la compétition. On a besoin de prendre confiance, de penser au jeu et pas à l’enjeu.

Comment s’est déroulée la préparation ?

M.G : « Les filles étaient à Thury-Harcourt pour quelques jours d’opposition avec les U21 alors que les garçons étaient au Temple sur Lot également avec le collectif U21 pour profiter de l’adversité. Ces deux stages étaient essentiels pour travailler l’état d’esprit et le collectif.

Quels sont les atouts des équipes de France masculine et féminine ?

M.G : « Les filles ont un groupe complet malgré ses disparités. Il mixe les filles expérimentées, les joueuses qui arrivent des U21 et une ancienne athlète de course en ligne. Cela permet d’apporter une certaine fraicheur. Ce groupe a gagné la manche d’ECA Cup de St Omer donc cela montre qu’il est capable de s’imposer, il faut juste passer ce cap, arriver à occulter l’obstacle allemand.
Les garçons ont une équipe qui est un mix entre Montpellier et Saint-Grégoire, les deux grosses écuries de cette saison en championnat. Les approches de jeu sont différentes mais ce sont des joueurs qui se sont côtoyés en U21 donc il savent jouer ensemble. Leur objectif c’est de ne pas dépendre des choix arbitraux et de la forme de leurs adversaires, ils doivent maitriser leurs forces.
On verra cela dès vendredi avec le début de la compétition. »

Propos recueillis par Mélanie Chanvillard
Photo : DR / Maxime Gohier 

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