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Cyrille Carré se confie dans CKM

Le numéro 233 de CKM va sortir, alors pour vous mettre l’eau à la bouche, voici un extrait de l’interview que nous a accordé Cyrille Carré, vainqueur du marathon des Gorges de l’Ardèche et médaillé de bronze aux derniers mondiaux de marathon.

2013 est une année contrastée pour toi avec une médaille de bronze aux mondiaux de marathon et une élimination en demi-finale du K4 1000m aux championnats du monde de course en ligne. Qu’est ce que tu as envie d’en retenir ?

Cyrille Carré : “Oui c’est une année contrastée, car sur les deux mondiaux, la course en ligne est un échec total en finissant 7ème de la finale B. Alors que trois semaines après au marathon je termine 3ème qui est ma meilleure performance et la première médaille française en kayak senior. Je veux retenir que ma performance en marathon valide la préparation que j’ai effectué toute l’année. Après un mondial de course en ligne que j’ai exclusivement préparé, en l’espace de trois semaines j’arrive à me relancer, sans préparation spécifique. C’est intéressant, car la base de mon travail hivernal est bonne. Il y a eu du boulot de fait et ça paie, sans ce volume durant la saison, le résultat n’aurait pas été le même.

Je me suis posé la question fin 2012, pourquoi Fernando Pimenta arrivait à faire une médaille aux Jeux et quelques semaines après, deux médailles (U23 et senior) en marathon ? Il a bien préparé les Jeux et a su se relancer, avec ses acquis et son travail hivernal. C’est donc possible de jouer des performances dans les deux disciplines.

 

Quel est l’intérêt pour toi de faire une performance en marathon ?

C.C : “ C’est quoi l’intérêt d’une performance en course en ligne ? Je connais la valeur du marathon et le niveau des athlètes, donc je sais ce que représente une médaille internationale. Je le fais pour la course en ligne, pas uniquement pour le marathon. Cela me fait plaisir d’en faire mais c’est aussi dans un but de préparation pour la course en ligne, car ça me sert de formation et de validation de mon entraînement, et ça permet de faire une compétition et d’aller souffrir. C’est assez important comme aspect que ce soit en 1000m  ou en marathon il y a une notion de souffrance, il faut y résister et aller la chercher. C’est un moyen de travailler le dépassement de soi et du coup de savoir le faire au jour le jour à l’entraînement.

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