Canoë-Kayak Magazine

CKM

Canoë-Kayak Magazine...

Descente : de l’or sinon rien !

L’équipe de France de descente a fait main basse sur les titres lors des courses par équipe classique. En remportant l’or dans chaque catégorie, les Bleus ont prouvé, s’il le fallait, qu’ils étaient aussi une grande nation de classique. Reflet de la force d’une nation, ces courses par équipe et la réussite tricolore mettent aussi en lumière les valeurs de collectif et de solidarité prônées par le staff. Au-delà des performances individuelles, le groupe tricolore s’appuie sur une force collective qui pousse chacun vers le haut et qui a permis à chaque athlète d’aller au bout de l’effort pour chercher l’or.

Les C1 hommes ont ouvert le bal en milieu de matinée pour lancer les Bleus sur de bons rails. Stéphane Santamaria, Guillaume Alzingre et Louis Lapointe se sont imposés avec plus de 7 secondes d’avance sur la République Tchèque et l’Allemagne. Louis Lapointe n’a pas ménagé ses efforts pour suivre le rythme de ses aînés et ça paye puisque les Bleus retrouvent un titre qu’ils n’avaient pas décroché depuis 1998. Pour autant Stéphane Santamaria et Louis Lapointe n’ont pas eu le temps de savourer leur victoire à l’arrivée, car ils étaient aussi engagés dans la patrouille C2.
Les kayaks hommes suivaient, emmenés par le vice-champion du monde Rémi Pété. Accompagné de Paul Graton et Quentin Bonnetain, le Nantais a enfin décroché le métal qu’il convoitait la veille. L’équipe de France est en or à l’arrivée, en devançant les Tchèques de 2 »84 et les Allemands de 8 »59. Après ces deux premières médailles, la pression commençait à monter pour les autres équipes françaises.

Les kayaks dames se sont ensuite élancées avec un petit bémol, car avec cinq nations au départ, le titre mondial ne peut pas être attribué (il en faut 6), la course a tout de même eu lieu mais sous le label de course internationale. Manon Hostens, Sixtine Malaterre et Claire Bren n’ont pas semblé perturbées par cela et ce sont facilement imposées devant l’Allemagne et la Suisse. Avec trois médailles d’or dans la besace, le staff tricolore était déjà tout sourire mais pour clôturer la matinée il fallait attendre la course des C2 avec les Guyonnet, la paire Debray – Lapointe et le C2 formé pour l’occasion par Quentin Dazeur et Stéphane Santamaria. Si ce dernier avouait ne pas avoir entamé ses réserves en monoplace, la forme de Louis Lapointe était plus incertaine. Pourtant le jeune céiste de Gérardmer n’a pas faibli avec son coéquipier. « La stratégie c’était de laisser Damien et Gaëtan Guyonnet faire la trace, expliquait Frédéric Momot l’entraîneur des C2. Mais ils n’étaient pas au mieux et les jeunes ont pris les choses en main. On avait un peu la pression avant le départ, car on savait que les autres Français avaient gagné ! » Oubliées la pression et la fatigue, les tricolores ont signé une belle victoire, sans contestation possible, en gagnant avec plus de 20 secondes d’avance sur les Tchèques et plus de 30 secondes sur les Slovènes.

Après cette deuxième journée, l’équipe de France a fait le plein de confiance avant d’aborder le sprint demain. Mais si les Bleus ont le sourire, une autre grande nation de la discipline faisait grise mine ce jeudi, car l’Allemagne n’a remporté que deux médailles de bronze et une d’argent sur ces courses par équipe.
Ce vendredi ont lieu les qualifications du sprint en deux manches avant la finale samedi matin. Le programme a changé en revanche pour les C1 dames, car il n’y aura pas de finale samedi. Le titre se jouera à la meilleure des deux manches ce vendredi sur un parcours modifié pour qu’il soit plus abordable ; le départ sera donné à l’arrivée des autres catégories pour une arrivée jugée sur l’arrivée du sprint long. Soit un énième changement de dernière minute auquel les athlètes sont maintenant (on l’espère) habitués. On croise donc les doigts pour que Marjolaine Hecquet, qui avait bien reconnu le parcours initial s’adapte vite au nouveau tracé, elle sera d’ailleurs à l’entrainement ce jeudi après-midi pour y prendre ses repères. La difficulté de l’organisation à gérer le niveau d’eau élevé, la sécurité et la difficulté du parcours expliquent ce changement.

Crédit photo : Bruno Dazeur

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *