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Interview provoc : Guillaume Alzingre « Quand j’en aurai marre, j’arrêterai ! »

« Quand j’en aurai marre, j’arrêterai ! »
Quelques questions cash pour un champion. L’interview provoc c’est l’occasion de voir si nos champions ont du répondant. Pour cette première, Guillaume Alzingre, cinq fois champion du monde en C1 et C2 de descente s’est plié à l’exercice. On sait qu’il n’a pas sa langue dans sa poche, toujours prompt à donner son avis, même si cela doit déplaire. Ce champion de caractère nous dit ce qu’il pense sans concession.

Quand on est cinq fois champion du monde, tu ne crois pas que c’est le moment d’arrêter ?
Guillaume Alzingre : « Non, je me fais toujours plaisir dans ce que je fais. L’an dernier je n’ai pas gagné, contrairement à 2012 et j’ai l’impression d’avoir encore des choses à travailler. Et puis ça me plait, le jour où j’en aurai marre j’arrêterai.

Bientôt 30 ans, tu ne te sens pas trop vieux ?
G.A : « La plus grande légende en descente c’est Vladi Panato et il a gagné et arrêté sur un titre à 36 ans donc j’ai de la marge. Ce n’est pas forcément ce que j’ai envie de faire mais physiquement ça tient donc je continue. Je suis à un moment où je maîtrise mon affaire, donc autant arrêter sur une victoire. Je ne crois pas être déjà sur la pente descendante.

Les titres en descente c’est bien mais tu ne crois pas que tu aurais du tenter l’aventure olympique ?
G.A : « Pourquoi ? Je fais de la descente, s’il y a avait eu des passerelles peut-être que j’aurais tenté l’aventure mais franchement je ne vais pas me mettre à la carabine à plomb juste pour aller aux Jeux olympiques. Il est hors de question pour moi de me travestir pour les Jeux. J’aime la descente, c’est comme ça et j’y reste.

Tu n’as jamais gagné en C1 classique alors que tu aimes cette discipline. C’est trop dur pour toi ?
G.A : « Non, il faut faire en fonction de ses capacités, j’en ai en sprint, la classique c’est un effort différent. Mark Cavendish on ne lui demande pas de gagner le maillot à pois. Quand on regarde il n’y a plus personne qui fait le doublé quasiment. Je vais essayer de m’y remettre cette année, ça fait partie de mes objectifs, mais je ne veux pas y user toute mon énergie. Mon but premier c’est de récupérer mon titre en sprint.

Classique, sprint, tu n’as pas l’impression que la descente vivote un peu ?
G.A : « Non, depuis 2011 on a un programme qui tient la route, avec une finale en manche unique c’est pas mal. Il y a du suspens, des surprises donc tout pour un bon spectacle. Évoluer davantage, si c’est pour en arriver aux courses de descente en face to face, comme en snowboard, je ne vois pas l’intérêt, car ça ne reflète pas du tout l’état d’esprit de notre discipline.

On t’as vu t’essayer au triathlon, ça fait du bien de faire un vrai sport ?
G.A : « Cela fait surtout du bien de voir autre chose. J’y suis arrivé par ma préparation au bateau. On touche un autre univers, ça n’a rien à voir avec le canoë. Je suis champion du monde sur 1’20 d’effort là je pars pour 5h30. Vrai sport, faux sport, chacun a l’impression de faire un vrai sport, ça dépend de l’investissement que chacun y met.

Tu es vendeur de fringues à Rennes, c’est pour mieux draguer les filles ?
G.A : « Je me marie en 2014, la drague ça ne m’intéresse plus. J’aime bien ça, la vente, ma boite et en plus ils m’aident en me libérant pour m’entraîner. Le cliché vendeur de fringue avec les filles ça doit marcher mais c’est pas mon délire. A 30 ans mes priorités ont évolué. »

3 Comments

  1. archambault jean marc

    21 novembre 2013 at 13 h 42 min

    Interview tres tres laide à mon gout !! Le pseudo bonhomme qui se prend pour un journaliste ferait bien de redescendre d’un cran … C’est une journaliste en fait ? aucune classe, bien domage

    • Mélanie Chanvillard

      21 novembre 2013 at 15 h 39 min

      C’est votre avis ! Mais ce n’est pas à prendre au premier degré. Le but c’est de poser les questions qui se murmurent aux bords des rivières et d’avoir les réponses franches et un brin second degré des interviewés. Guillaume s’est plié à l’exercice en connaissant le ton de l’article.

      • archambault jean marc

        22 novembre 2013 at 21 h 23 min

        Oui, mais peut etre qu’en posant ces meme questions de maniere positive, ça relèverai un peu tout ça ? Je sais que les compets et l’ambiance hors riviere est souvent hard corp…. m’enfin bon. Bravo à ce champion, pleins de médailles à lui, et bcp de belles interviews à vous

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