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Slalom : Magnifique et cruelle loi du sport

Les sélections olympiques de slalom se sont achevées ce samedi après-midi pour les kayaks hommes avec une course n°3 qui a tenu toutes ses promesses…
Le duel annoncé entre Boris Neveu et Sébastien Combot a bien eu lieu et s’est soldé par un finish magnifique comme seul le sport de haut (très haut) niveau en réserve.
En finale, Boris Neveu s’est élancé en milieu de tableau et a signé une très belle manche. Un sans faute, dans un temps superbe de 85.99 qui semblait lui ouvrir la voie vers Rio. Mais cette belle performance ne le dispensait pas d’attendre le passage de Sébastien Combot son adversaire du jour. Conscient du bon chrono du champion du monde 2014, le Breton s’est élancé pleinement et sans retenue dans sa finale. Jusqu’aux derniers coups de pagaie il s’est battu pour ne rien regretter et finalement grâce à un sans faute et une manche parfaite il s’impose pour 6 centièmes en 85.93. Une goutte d’eau, une pointe de bateau, mais surtout un écart essentiel pour voir Rio.
Pendant que Sébastien Combot levait les bras au ciel, Boris Neveu sombrait dans la tristesse. Cruelles piges olympiques, cruel destin pour un grand champion qui ne verra peut-être jamais les Jeux olympiques malgré son talent. Le numéro 1 mondial s’incline, comme en 2012, lors de la dernière course. Dans ses larmes on sentait son désespoir de voir encore une fois son rêve s’envoler.
Sébastien Combot était tout en retenue, pas forcément totalement remis de sa performance. « Enfin, je suis libéré, qu’est ce que c’était dur, disait-il. Je suis soulagé car un a livré une sacré bataille. Avant mon départ j’ai vu la performance de Boris et j’ai tout lâché pour aller chercher ce billet. » Il y a quatre ans il était à Londres et son CTR Jean-Yves Prigent lui avait dit qu’il venait là pour être aux Jeux quatre ans plus tard. C’est fait et l’accolade entre les deux hommes après la course en disait long sur l’émotion qu’ils ressentaient.
Champion de France, proposé à la sélection olympique, Sébastien Combot avait du mal a réalisé juste après la course, il lui reste quelques mois pour se projeter. « Je ne sais pas si on sort plus fort de ces courses, mais au moins on apprend à être fort le jour J au bon moment, ensuite pour Rio on verra. Je vais devoir apprendre à appréhender l’environnement olympique. »

Dans la première finale en C1 c’est Pierre-Antoine Tillard qui s’est imposé, Denis Gargaud le champion de France prend la 7ème place.
Crédit photo : Archive / Sébastien Chaplais

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