Canoë-Kayak Magazine

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Le Nelo Viper 55, surf ski fitness

Il y a un moment que nous rabâchons que l’avenir du kayak se situe dans le développement des pratiques accessibles et donc du matériel adapté. Ce surf-ski en est une belle illustration. Dès la mise à l’eau, on se rend compte de la grande stabilité de l’engin. Nous l’avons testé avec différents gabarits, de 65 à 95 kg, avec toujours cette sensation de sécurité et de facilité. Dès que l’on pagaye, ça glisse, avec une inertie qui rappelle le cousin bateau de sprint de la lignée Nelo. On se prend vite au jeu de la vitesse, et on ne se sent pas trop limité par la largeur, vite oubliée, qui est appréciée des débutants car c’est elle qui confère au bateau sa stabilité. Nous nous sommes amusés à faire découvrir le bateau à deux pagayeurs débutants, qui ont tout de suite apprécié cette notion de facilité et le côté ludique du bateau. Autre public, un raideur multisport, a lui aussi apprivoisé l’engin très vite, arrivant même à surfer facilement les vagues des péniches croisées sur le Rhône où se déroulait le test. Car c’est sans doute là que réside la valeur ajoutée des surf-ski : on peut les utiliser sur la mer comme sur l’eau calme. Et on retrouve l’avantage numéro 1 de tous les sit-on-top : on saute dedans et c’est parti. Si on tombe, on le retourne et on remonte dessus. Sur ce Viper, la position est agréable, on est à l’aise pour pagayer et on n’est pas trop en bascule arrière. Bien que directeur, le bateau est très maniable, grâce notamment à l’efficacité de son gouvernail qui permet de tourner à 180 degrés en toute facilité. Curieusement cette version surf-ski du viper 55, qui doit pourtant avoir la même coque semble mieux glisser que la version fermée. Sans doute une illusion d’optique mais aussi une sensation due au contact plus permanent avec l’eau. Un contact que l’on regrettera certes un peu l’hiver venu, quand il faudra sortir le « long-john » pour aller pagayer sans se geler les fesses, mais il existe des solutions pour boucher « les vide-vite » et naviguer un peu plus au sec.

Côté accastillage, c’est sans surprise, de la bonne qualité mais du basique. On peut regretter par exemple de ne pas trouver sur ce type de produit un système de réglage plus rapide que les sempiternels « vis papillon », mais au moins c’est du solide… À noter côté pratique des poignées de portage intégrées, et un excellent niveau de finition général, qui font de ce Viper un engin à recommander dans les clubs ou pour le particulier adepte du fitness.

 

Longueur 5,20 m

Largeur 55 cm

à partir de 1 650 €