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Course en ligne : Belle moisson à Szeged

Les championnats du monde de course en ligne et paracanoë se sont achevés dimanche à Szeged (Hongrie) et les équipes de France repartent avec une partie de leurs billets pour Tokyo 2020.

Un championnat du monde de course en ligne en Hongrie, sur le site de Szeged, c’est une expérience magique pour tous les pagayeurs. Cette année encore la fête était totale, magnifique et intense pour ces mondiaux qui servaient à distribuer les premiers quotas pour les Jeux olympiques de Tokyo.

Adrien Bart crève l’écran

Les Bleus repartent de Hongrie avec deux belles médailles de bronze. La plus belle, celle du lâcher prise, de l’investissement total et du plaisir revient à Adrien Bart (Saint Laurent Blangy) en C1 1000m. Déjà vainqueur en Coupe du monde à Duisburg, on connaissait les qualités du céiste nordiste qui a bien passé un cap cette saison.
Dimanche il a su dompter ses pairs pour décrocher sa première médaille en grand championnat. Devant lui on retrouve Queiroz Dos Santos pour le Brésil qui s’offre l’or et le Polonais. Derrière, comme un symbole, des noms aux palmarès bien chargés s’égrènent, Brendel, Fuksa. Cette médaille est synonyme de quota olympique.

Carré et Hubert en Bronze

Egalement médaillés, Etienne Hubert et Cyrille Carré en K2 1000m. Le duo plein d’expérience, déjà médaillés chacun de leurs côtés en K2 ou en K4 sur la distance, a fait parler sa science de la course et sa relance pour venir cueillir, sur la ligne cette médaille. Les deux kayakistes empochent en prime un quota pour le prochain JO.

Trois autres quotas pour les Bleus

On attendait aussi la performance de Maxime Beaumont en K1 200m, auteur d’un bon début de saison internationale, champion d’Europe au début de l’été. Mais le Boulonnais doit se contenter de la 4ème place. S’il espérait monter sur le boite, il se console avec le quota olympique et surtout l’assurance d’être plus que jamais dans le coup dans la course au titre olympique.

Les filles ont le sourire

En kayak dame, si Sarah Guyot a calé en K1 200m (8ème en Finale B) et que Manon Hostens doit se contenter de la 9ème place en K1 500m pour ses premiers mondiaux en monoplace, pas si mal donc. Les équipages ont tenu leurs rangs.
Le K2 500m de la paire Guyot / Hostens prend la 5ème place, tout comme le K4 500m qu’elles forment avec Sarah Troel et Léa Jamelot. Deux bateaux qui empochent le quota olympique pour Tokyo.
La marche était encore trop haute en revanche pour les canoës dames tricolores, encore jeunes et qui devront repasser par les mondiaux de Duisburg l’an prochain pour espérer voir leurs premiers Jeux du canoë féminin. Même tarif pour le K4 500m homme qui ne remplit pas les critères en terminant 8ème.

Les paracanoës sur la route du Japon.

La compétition s’est ouverte avec les courses de paracanoës dans lesquelles il fallait aussi glaner les quotas pour Tokyo ; les 6 premiers de chaque finale étaient qualifiés, dans la limite d’un quota par nation.
Si Eddie Potdevin a échoué dans sa quête en prenant le 8ème place en VL3, mission accomplie pour Nélia Barbosa (Champigny sur Marne) en KL3 grâce à sa 4ème place à seulement 20 ans.
Rémy Boullé qui termine 7ème, avec deux hongrois devant lui, ouvre également le quota.

Repos et petits calculs.

La course vers les Jeux olympiques de Tokyo est loin d’être terminée pour les Bleus. Si l’équipe de France de course en ligne a glané un certains nombre de quota, elle va devoir en rendre lorsqu’ils ont été ouvert par des bateaux avec les mêmes athlètes, comme en K2 dames par exemple. Ce jeu de redonner des quotas va bercer les prochains mois jusqu’aux championnats du monde 2020 à Duisburg qui offriront les derniers tickets.
En attendant que les staffs se casse la tête en calcul, place au repos avant d’entamer la dernière ligne droite vers Tokyo et le graal olympique dont rêve tous ces athlètes.

Photo : ASL Canoë Kayak

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