Coupe du Monde de marathon – Vaires

Le site du Stade nautique olympique et Paralympique 2024 accueillait la Coupe du Monde de marathon. 11 nations ont répondu présentes malgré les restrictions sanitaires internationales encore en place. Les Bleus, emmenés par Marine Sansinena et les kayak hommes senior avaient à coeur de montrer à domicile que la France est une nation en devenir du marathon.

Short Race

Depuis quelques années le marathon cherche à développer de nouveaux formats de compétition plus télégéniques et spectaculaires. On se souvient des Jeux Mondiaux 2013 en Colombie où les prémices de la short race étaient testé pour la première fois, avec succès. Plus rapide, plus dense, la course en devenait que plus attrayante et plus incertaine. Bref tout ce qu’on aime à voir en sport.

MIKADO français en short race © Didier Dragonetti

Depuis de l’eau à couler sous les ponts et les distances ont encore diminué. Ce n’est plus 15km mais bien 3,4km ponctués de 2 portages où il faut se qualifier en série, pour atteindre la grande finale. On pourrait presque comparer la short race au slalom extrême finalement… Ça joue des coudes et des pelles, ça débarque pêle-mêle, pour au final, détaler encore plus vite sur le ponton et sprinter de plus bel. Pas de place aux temps morts ici. Le spectacle plait, surtout à nous, puisque pour le moment, les meilleurs à ce nouveau jeu sont les français. Et pourquoi pas, un jour, retrouvé la short race aux Jeux Olympiques ?

Le doublé de Marine Sansinena

Médaillée de bronze des Mondiaux 2018, 4ème des Mondiaux 2019, Marine Sansinena confirme que la pandémie mondiale ne l’a nullement diminué bien au contraire. Avec cette double victoire sur la short race et le marathon, la dijonnaise a marqué les esprits sur le bassin de Vaires sur Marne à 2 semaines des Europes de Moscou. Pauline Martin aura été sa dauphine sur les deux courses.

Marine Sansinena

Dubois d’argent

En canoë homme, Thomas Dubois Dunilac repart avec deux métaux différents de Vaires sur Marne. Le bronze sur le marathon et l’argent sur la short race. Il ne lui manque plus que l’or autour du cou, et pourquoi pas à Moscou ?

Les 4 mousquetaires

Le week-end était plutôt bien lancé pour les kayak hommes seniors. Jeremy Candy grimpe sur le podium sur la short race (3e) et sur le marathon (2e) derrière l’impressionnant Mads Brandt Petersen. Ici c’est Paris. Les français s’y sont mis à 4 pour essayer de dominer le danois. Mais queneni, le Champion d’Europe et du monde en titre parvient à conserver l’avantage et remporte une nouvelle victoire internationale. Stephane Boulanger n’a pas chaumé non plus, il prend la médaille de bronze sur la course marathon.

Armada française et Mads Brandt Pedersen © FFCK

On soulignera également les belles performances de Cyrille Carré, habituellement spécialiste du 1000m (mais tout de même champion du monde short race en titre). Fraichement débarqué du collectif olympique, l’auxerrois n’a pas traîné à rebondir et remettre la pagaie dans l’eau. C’est souvent après les échecs que l’on reconnait les plus grands. C’est probablement ce que le sélectionneur français s’est dit en observant Cyrille (4e de la short race et 5ème du marathon), qui sera au départ des Europe de Moscou.

En kayak homme -23 ans les représentants français seront Lois Mille et Tony Duval déjà membres du collectif en 2019.

Quentin bien Urban

La grosse mésaventure du week-end est arrivée à Quentin Urban, champion du monde K2 marathon en titre avec Jeremy Candy. Le parisien remporte haut la main la short race mais, bien urbain qu’il est, il chute à l’eau en voulant aider un adversaire sur la course traditionnelle. Mouillé, mais pas coulé. Le français a fait preuve d’abnégation et a ravi le public en entamant une remontada. Un bel exemple pour la jeune génération qui s’était déplacée en nombre pour voir l’Equipe de France courir. Quentin Urban sera donc au départ des Europes de Moscou, en short race et en K2 avec Jeremy Candy, pour tenter de conserver leur titre européen de 2019.

Quentin Urban © André Cardin

Pedersen et Kiszli : les intouchables

Vanda Kiszli, championne du monde en titre, a une fois de plus prouvé qu’il faudrait compter sur elle cette année. La hongroise écrase puis remporte la course facilement avec deux minutes d’avances…

Vanda Kiszli © Catherine GAY

Mads Brandt Pedersen est déjà un grand du marathon. Double champion d’Europe 2019 (-23 ans et senior) et double champion du Monde 2019 (-23 ans et senior), le danois est venu montré à tous que si le confinement ne l’a pas ralenti et qu’il sera cette année aussi difficile de rallier la ligne d’arrivée devant lui… Pourtant on ne peut pas jeter la pierre à nos Bleus qui ont déployé une réelle armada de 4 mousquetaires pour tenter de l’arrêter.

Mads Brandt Pedersen et l’armada française © ICF

Des juniors aguerris

Bien que jeunes, les juniors ont paru plus stables dans leur embarcation que leurs aînés, aucun ne s’est baigné. Pas de triathlon donc, mais des rebondissements et des surprises à la clé !

Chez les kayak hommes on attendait principalement le champion de France junior en titre et favori à la sélection, Jim Hascouet. Mais finalement, surprise, c’est Nino Didier (Grau du roi) qui a été le plus fort. Déjà victorieux la semaine précédente sur les piges surfski, le graulais prend la 7ème place pour sa première échéance internationale en marathon. Seulement junior 1, Nino Didier réalise une belle performance qui prouve que les Sud-africains ne sont plus les seuls à être éclectique dans l’approche de la course longue distance. Jim Hascouet prend la 8ème place.

Nino Didier

Kessler dans le tempo

Amélie Kessler (Le Sclotour) a accroché l’échappée de tête avec deux danoises et l’incontournable Vanda Kiszli. Une fois de plus, la hongroise était la plus forte. Mais Amélie Kessler s’est elle bien battu pour rester au contact des deux danoises. Elle prend la 4ème place à quelques secondes du podium. Derrière c’est plus compliqué pour les françaises. Yseline Huet prend la 12èmeplace (senior) et Lou Boisnard (-23 ans) la 14ème place a plus de 9 minutes… 

Amélie Kessler © Bruno LOUIS

Ça va gicler dans les bosses

Il y a encore du travail pour les Bleus, mais l’élan suscité par les kayak hommes senior depuis quelques années sur la scène européenne et mondiale commence à faire son effet sur le collectif global. Alors que l’équipe marathon a souvent été par le passé un choix de substitution au sprint tout puissant, cette vérité est largement révolue. Désormais le marathon est une spécialité à part entière et ça se voit sur l’eau comme sur la feuille de résultat. Vivement Moscou et ses Championnats d’Europe, puis les Championnats du Monde qui suivront, pour suivre nos Bleus qui navigueront avec de fermes intentions. Attention, retour en championnat, ça va gicler dans les bosses des pontons.

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