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Descente : Début des mondiaux jeudi à Muotathal

Les championnats du monde de descente débutent ce jeudi à Muotathal (Suisse). 45 ans après les mondiaux de 1973, l’élite mondiale de la descente se retrouve sur la Muota, une rivière naturelle, pour en découdre.

Derniers instants de préparation pour l’équipe de France, en Suisse. Depuis le dernier stage des Bleus, la rivière n’a cessé d’évoluer, car son débit naturel change en fonction des intempéries de ces derniers jours. Arrivée samedi soir, le groupe tricolore alterne entre navigation, analyse vidéo de la rivière et repos pour arriver en forme le jour J.

« On s’adapte, explique Pierre-Michel Crochet le manager de l’équipe. Le niveau d’eau était monté par rapport à notre dernier stage, là il baisse, mais on attend des orages donc il faudra, chaque jour, jouer sur notre capacité à s’adapter. » Sur cette rivière à vague il faut donc savoir se fondre dans le tempo des vagues pour ne pas subir, notamment sur la classique.
En sprint, avec la forte pente de la rivière, il faut surtout s’adapter à la puissance de l’eau.

Faire jouer l’émulation de groupe

Période de préparation au mondial de foot oblige, l’expression fait sourire, mais « le groupe vit bien » aux dires du manager. Avant d’individualiser la préparation les jours de courses, l’équipe de France mise sur le travail en commun au sein des catégories. « On essaie de préserver cela, car on sait que cela paie et c’est assez sain, cela tire tout le monde vers le haut. » Claire Bren et Manon Hostens avaient d’ailleurs salué ce travail lors des mondiaux de sprint à Pau (2017).

Un groupe complet

Après la manche de Coupe du monde de course en ligne qui avait lieu à Duisburg le week-end dernier, Paul Jean et Manon Hostens ont rejoint leurs camarades de l’équipe de France de descente. Ils n’ont que quelques jours pour retrouver leurs marques en descente et prendre des repères sur la rivière. « Après quelques retards d’avion, on les a récupérés, sourit Pierre-Michel Crochet. Ils sont fatigués mais l’envie est forte donc on gère avec eux la fatigue et la prise de marque sur la rivière. Ce n’est pas simple, il faut échanger et être à l’écoute pour positionner idéalement le curseur entre récupération et préparation. »

Programme des courses

Jeudi les championnats du monde débutent par la course classique individuelle, avant les courses par équipe vendredi. Samedi ont lieu les qualifications du sprint avant les finales et les courses par équipe dimanche.

Et les objectifs ?

Avec huit athlètes déjà sacrés champions du monde au départ, difficile de ne pas afficher des objectifs élevés pour l’équipe de France. Meilleure nation en sprint, elle espère conserver son rang en alignant les médailles, et d’or si possible. L’enjeu est aussi et surtout de reprendre la main sur la course classique avec de vrais espoirs, comme Paul Jean en kayak homme qui ne demande qu’à passer le cap.
Mais ces mondiaux doivent aussi permettre de voir une nouvelle génération émerger comme en canoë dame, avec les jeunes Margot Beziat et Hélène Raguenes. Passer les sélections tricolores est déjà un gage de niveau suffisant pour atteindre le podium mondial, reste à concrétiser en grande compétition pour ces jeunes athlètes qui n’ont certes pas d’expérience mais qui peuvent compter sur leur culot et leur envie pour venir s’imposer.

L’équipe de France de descente

Kayaks dames : Claire Bren (Vivonne les Pagayous), Charlène Le Corvaisier (Guerlédan), Manon Hostens (Périgueux)
Kayaks hommes : Maxence Barouh (Marssac sur l’Isle), Paul Graton (Marseille Mazargues), Paul Jean (Marseille Mazargues)
C1 dames : Margot Beziat (Venerques), Claire Haab (Gérardmer), Hélène Raguenes (Pont-Réan)
C1 hommes : Tony Debray (Pont-Réan), Louis Lapointe (Gérardmer), Nicolas Sauteur (Marsac sur l’Isle)
C2 hommes : Quentin Dazeur (Strasbourg) / Stéphane Santamaria (Port Sainte Foy), Tony Debray / Louis Lapointe, Lucas Pazat / Ancelin Gourjault (Marsac sur l’Isle)
C2 dames : Margot Beziat / Hélène Raguenes

Crédit photo : Bruno Dazeur

One Comment

  1. Eliane ZIELINKA

    1 juin 2018 at 18 h 40 min

    Je trouve qu’on ne parle pas assez des compétitions de kayak. Tous ces jeunes font des efforts comme les autres. Ha le tennis oui on nous rebat les oreilles, le foot….encore du foot… le kayak : RIEN

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